• Elevage champion de France
  • Selectionneur et eleveur de volaille d'ornement.
  • Animaux vaccinés et fournis avec un certificat de suivi.

L'élevage des paons d'ornement

Originaire d'inde, le Paon de part sa nature forte et robuste s'est trés bien intégré sous nos latitudes. Il embellira votre parc ou jardin par ses couleurs chatoyantes. Nous vous donnons quelques conseils pour entretenir sans peine ce magnifique animal. Quel type d'habitat lui convient le mieux ?, comment assurer la reproduction de vos paons ?, Quelle nourriture leur donner ?, vous saurez tout sur le paon en lisant cet article.

Le logement des paons

Il y a deux situations qui vont dépendre de l'espace dont vous disposez. Avec un grand parc, optez plutôt pour la semi-liberté. Dans le cas contraire, préferez l'élevage en volière.

La semi-liberté.

La première possibilité qui s'offre à vous concerne les paons élevés dans de larges espaces (des parcs, des domaines, de différentes zones vertes) sans paddocks ou abris nocturnes. C’est ce que l’on appelle la quasi-liberté ou la semi-liberté, et, tout comme les paons sauvage d'Inde, ils choisiront des endroits stables et sûrs pour dormir. Ces endroits sont plus ou moins dispersés, selon la structure du groupe et les paons seront fidèles à certaines zones où ils feront leurs activités quotidienne et saisonnière. En fonction du climat annuel (surtout en fonction de la rigueur de l'hiver), ils peuvent être laissés en permanence dans ce milieu où ils peuvent être enfermés pour la nuit dans des volières avec des paddocks, pour leur assurer une protection supplémentaire pendant l'hiver. Il y a bien des régions avec des hivers chauds et brefs (comme chez nous dans le Sud) qui n'impliquent pas cette démarche.

Le grand avantage de la semi-liberté est que les paons sont plus grands (fait apprécié chez tous les galliformes) car ils peuvent se développer et se manifester à leur gré, leur plumage sera impeccable et ils auront à leur disposition des sources supplémentaires de nourriture, inaccessibles a la vie dans les volières. Les désavantages résident dans le fait que les paons seront soumis à tous les caprices météo de la zone (pluies froides, givre, glaces, neiges, grêle, canicule…), qu'il sera impossible de connaitre la descendance exacte (pour les variétés de couleur), que les femelles qui couvent seront exposées aux possibles prédateurs (renards, chiens vagabonds, fouine…) et que le nombre des poussins morts sera assez grand à cause des caprices météo et, en même temps, s'ils ne sont pas habitués à entrer dans des volières, ces oiseaux ne peuvent pas être vaccinés ou soumis à des traitements appropriés.

L'elevage en volière.

l'habitat des paonsLa deuxième situation est l'élevage des paons en volières spéciales. Généralement groupés dans des harems (des familles). Dans ce cas, il est recommandable de construire un large paddock (ex : un poulailler) ou les paons pourraient se réfugier si les conditions météorologiques deviennent défavorables. Ce paddock (poulailler) peut être clos, avec une petite porte d'accès qui peut être fermée, surtout les nuits et les journées froides d'hiver. Il peut également être semi-fermé avec un mur ouvert situé contre la direction dominante du vent (généralement l’Est).

Il n'existe pas une dimension standard du paddock, mais on doit tenir compte de la dimension de la traîne des mâles (ce qui implique une hauteur minimale de 1,4 à 1,5 m du support sur lequel il dort) et du nombre de sujets qui ont accès à cet espace. Le paddock peut avoir les murs crépis, des planches rainées (pour réduire les courants à l'intérieur) ou des planches cellulaires de polypropylène et il est recommandable de construire aussi une "fenêtre" s'il y a des murs opaques. On ne doit pas réchauffer cet espace pendant l'hiver ! Nous n'avons pas rencontré jusqu'à présent, des engelures ou d'autres problèmes de ce type, même avec des hivers à -20°C (du moment qu’il n’y a aucun courant d’être et que le sol est isoler avec de la paille). Ce n'est pas la basse température qui est dangereuse pendant l'hiver, mais les courants d’air froids, la neige, la grêle ou les périodes avec des pluies froides (giboulée). Le plancher du paddock devrait être construit en bois pour assurer la chaleur. En tout cas, si l'on a déjà utilisé le béton, nous recommandons d'y placer une grosse couche de paille, de sciure de bois ou de sable et de la changer périodiquement pour assurer une hygiène adéquate.

Nous déconseillons de garder les paons dans des espaces chauds pendant l'hiver, car ce n'est pas nécessaire (mise à part les séries tardives de poussins de l'année) et sa fragilise les sujets par la suite. Tout ira bien s'il y a des endroits où les paons peuvent se retirer pour la nuit ou se cacher en cas de mauvais temps dans des paddocks ou des abris, sans chaleur et sans courants froids. Nous avons souvent vu des paons gardés dans des étables, et ces sujets ont presque toujours des affections respiratoires à cause de l'air confiné, des vapeurs d'ammoniaque et de la grande charge microbienne de ce milieu.

La volière doit être large et haute, mais tout dépend de l'espace disponible et de l'investissement financier de l'éleveur. La surface minimale pour la volière d’une "famille" (un mâle et 3 à 4 femelles) est de 15 à 20 m2, ayant la forme d'un carré ou d'un rectangle, mais pas trop allongé, et une hauteur de 2m au MINIMUM pour permettre au paon de faire une rotation complète. Si les volières sont développées verticalement, il est recommandable d'y placer des supports (des règles, des poutres) à des hauteurs considérables, car le paon aime avoir une bonne perspective sur le terrain.

Une chose négligée par certains éleveurs est la nature du support que le paon utilise pour se reposer ou pour dormir. Le bois est la meilleure matière, car il est "chaleureux". Nous avons déjà rencontré des situations dans lesquelles des paons dormaient sur des tubes en fer ou sur d'autres matières "froides" comme le béton, ce qui est très dommageable surtout en hiver. Tôt ou tard, ces oiseaux contracteront certaines maladies des pattes, parfois très graves, qui conduiront à une boiterie permanente ou même à la perte des doigts. Les volières peuvent être couvertes ou non contre la pluie, avec des matériaux légers, transparents et résistants, la solution optimale étant une couverture partielle. La construction de la volière doit être réalisée pour ne pas permettre l'accès des rats, des putois ou d'autres animaux nuisibles, avec un minimum de fondement et un filet ayant des trous adéquats. Le plancher de la volière peut être un terrain foulé (terre battue) ou bétonné, couvert d'une bonne couche de gravier, de sable grossier ou même de ballast pour assurer un drainage approprié.

La reproduction des Paons.

En tant qu'oiseau polygame, les familles seront formées d'un seul mâle et de plusieurs femelles.

La reproduction en volière.

Pour les volières, les souches de reproduction seront formées d'un mâle et de 2 à 5 femelles (voire 6), chaque famille ayant à disposition un espace adéquat. Il n'est pas très recommandé de tenir plusieurs mâles dans la même volière (avec des femelles) pendant la période de reproduction. En général, les mâles deviennent très agressifs entre eux dans un tel moment. Les blessures graves et le grand nombre d'œufs stériles constituent les résultats des confrontations.

La reproduction en quasi-liberté.

Pour les paons élevés en quasi-liberté (de larges espaces verts), en fonction de la dimension et la complexité de cet espace vert (végétation herbacée, arbres, arbustes), on doit tenir compte de leur nombre, surtout du rapport entre le nombre des mâles et celui des femelles, pour éviter les possibles conflits qui peuvent apparaître, notamment pendant la parade nuptiale. Les paons vont établir leurs propres territoires et les endroits de rotation ou ils vont déployer en éventail leur plumage pour attirer les paonnes pour l'accouplement. Les familles formées dans ce régime sont assez stables, jusqu'au moment de la ponte et de la période de couvaison (dans le cas d’une incubation naturelle). La reproduction de cette espèce se déroule le printemps et au commencement de l'été, parfois jusqu'à la fin de l'été. La parade nuptiale (la rotation) se déclenche tôt le printemps, en fonction des conditions météorologiques (s'il fait chaud, la parade nuptiale va commencer plus vite).

La reproduction en général.

la reproduction chez les paonsLa maturité sexuelle des paons, contrairement aux opinions de plusieurs éleveurs, est atteinte a 2 ans, pour les mâles (même s'ils n'ont pas encore la traîne définitivement développée) et pour les femelles. Personnellement, chaque fois que nous avons utilisé des paons de 2 ans pour la reproduction, nous avons obtenu des poussins et la proportion d'œufs fertiles n'a pas été différente de la production obtenue avec les sujets plus âgés. Nous avons entendu parler d'œufs déposés a 1 an (1,5 ans) pendant l'été, fait qui n'est ni niable, ni approuvable. Nous n'avons pas rencontré de telles situations au sein de notre élevage. En tout cas, pour les paonnes de 2 ou 3 ans, le régime alimentaire est très important, c’est ce qui influe sur la qualité des œufs (la dimension, la forme, la densité de la coquille) et même sur leur nombre lors des pontes. Les œufs sont déposés le soir, très rarement le matin, l'un a deux jours (parfois a 3 jours). La ponte peut être formée de 4 à 8 œufs (parfois jusqu’à 11). A la fin de la période de pondaison, si les œufs sont laissés dans le nid, la femelle les couve. Les paonnes étant de très bonnes mères, l'incubation peut être naturelle sans gros risque d’échec. Néanmoins, si ce n’est pas le cas, elle peut être réalisée artificiellement à l'aide des incubateurs ou par adoption à l'aide des poules ou des dindes. La période d'incubation théorique est de 28 jours, mais nous avons observé que les poussins éclosent après 27 jours. Les poussins sont élevés de la même manière que les poussins de faisan ou de poule. Pendant les premiers mois, les poussins se développent relativement vite, à 1 an (des fois avant) ils ont leur taille adulte, mais le développement complet et le poids normal ne sera atteint qu’à 18 ou 20 mois (parfois 24).

L’alimentation des paons.

Généralement, la nourriture des paons adultes est constituée de grains (céréales), de végétaux, de fruits, de nourriture d'origine animale (vers et insectes) et de suppléments alimentaires.

L'alimentation spécifique, les grains.

l'alimentation des paonsLes grains peuvent être consommés entiers ou concassés. Dans la première catégorie, on peut placer les grains de maïs, de tournesol, d'avoine, d'orge, de chènevis, les grains de citrouille ou de millet. Le petit pois et le soja peuvent être ajoutés aux différents grains de la ration. Chaque éleveur établit une certaine proportion des grains, mais les proportions recommandées sont : 40 à 50% de maïs, 25 à 35% de tournesol, 10 à 15% de soja ou petit pois, 20 à 30% d’avoine ou d’orge et 2 à 5% chènevis. La nourriture végétale est généralement constituée de pissenlit (Taraxacum officinale), de luzerne (Medicago sativa), de trèfle rouge (Trifolium pratense), de trèfle blanc (Trifolium repens), de morgeline (Stellaria media), de cavanilles (Galinsoga parviflora), de raifort (Armoracia rusticana), de feuilles de betterave, de chou-fleur, de céleri, de chou, de salade verte (Lactuca sativa), de cirse des champs (Cirsium arvense), de laiteron (Sonchus arvensis), de laitue (Lactuca serriola), d’oseille épinard (Rumex patientia), de rumex aggloméré (Rumex obtusifolius), de dactyle aggloméré (Dactylis glomerata) ou d'autres graminées. Ce produit peut être remplacé avec succès par du foin de luzerne ou de trèfle séchés (foin de prairie), hachés fin, en Mulsh.

L'alimentation, les fruits.

Comme fruits (y compris les légumes qui, du point de vue botanique, sont considérés toujours comme des fruits), les plus appréciés sont les pommes, les poires, le melon d'eau, les tomates, la citrouille (en petit morceaux pour mieux être avalés), les cerises, les prunes et les raisins. Les légumes à racine comestible, très appréciées surtout en hiver, sont la betterave, la betterave rouge, la carotte râpée et la pomme de terre bouillie.

L'alimentation d'origine animale.

Dans la catégorie de la nourriture d'origine animale, facilement assurée en captivité par l’animal lui-même, on peut ajouter: l'œuf bouilli, le fromage de vache, la viande bouillie et hachée, les larves et les adultes d’hanneton, les vers de terre et d'autres insectes. Un fait surprenant que nous avons constaté et qui est confirmé par d'autres éleveurs, c’est que les paons consomment les doryphores de la pomme de terre! Cet insecte n'a aucun ennemi parmi les ailés de la faune Française. Dans la catégorie des suppléments alimentaires, on peut utiliser des vitamines (solubles en eau ou mélangées aux grains). Un bon nombre de pré-mélanges (prémix) présentés dans les magasins spécialisés, les coquilles d'œufs brisées, les coquilles d’huitre broyées, le charbon de bois, le sable et le gravier fin (grit), les coquillages marin brisés… De plus, les paons aiment beaucoup consommer des aliments tels le pain, la polenta ou d'autres produits de pâtisserie.

La nourriture des poussins.

En ce qui concerne la nourriture des poussins, le problème peut-être largement simplifié avec l'utilisation des différents granulés (semoulette) indiqués pour l'élevage des poussins de dinde, de faisan ou des poussins pour la viande ou même pour les cailleteaux. Une gamme de produits de plus en plus diversifiée est vendue dans les magasins spécialisés, en fonction de l'âge, de l'espèce, de la granulation etc. La présence des suppléments médicamenteux est tout à fait importante pour le choix d'un granulé (par exemple les coccidiostatiques) qui aident l'éleveur à protéger les poussins paon contre certains problèmes d'ordre médical. Les végétaux et la nourriture d'origine animale doivent être toujours présents dans l'alimentation des poussins (l'œuf bouilli, le fromage de vache, la viande bouillie et hachée fin). Mais le mieux pour une croissance optimale est de limiter l’apport de nourriture d’origine animale à de l’œuf dur et des vers de farine.

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