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Tout savoir sur l'incubation

Une des phases les plus critiques de l’élevage de volailles d’ornement est l’incubation. De nombreux paramètres vitaux au bon déroulement de cette étape sont à respecter, à contrôler et à corriger en cas de problèmes. Aucune technique n’est fiable et efficace à 100%, et encore moins dans le temps. Une technique peut-être efficace à une incubation, mais ne pas l’être du tout à la suivante. ici, il ne sera pas question d’expliquer une seule et unique technique ultime, mais plutôt une multitude de techniques différentes qui peuvent être combinées au gré des obstacles qui se dressent lors de votre incubation. Pour pouvoir définir quelle technique sera la meilleure et la plus efficace, il est tout d’abord nécessaire de savoir quel type d’incubation sera utilisé. Naturelle, adoption, artificielle ?

L’incubation naturelle :

Ce mode d’incubation reste le plus simple et le plus naturel bien évidemment.

Il suffit de laisser la volaille (poule, faisan, paon…) couver ses œufs.

methode d'incubation naturelleCependant, même avec cette méthode, certains problèmes peuvent survenir. Tout d’abord, avec la sélection moderne actuelle des volailles sur leurs aptitudes à la ponte plutôt qu’à leur instinct maternel, de nombreux obstacles se dressent régulièrement. Le premier est le nombre d’œufs que va pondre la poule avant de couver. Dans la nature, les "origines" de nos poules d’ornement ne pondent pas plus de 12 œufs avant de les couver. Or, nos poules modernes pondent parfois jusqu’à 20 à 24 œufs avant de vouloir les couver. Une telle quantité d’œufs sous une poule ne donne généralement pas de bon résultat, et ce pour plusieurs raisons. La première c’est la très forte différence de température entre les œufs du bas du nid et les œufs du haut du nid qui sont bien en contact avec le ventre chaud de la poule. Même si la poule tourne régulièrement les œufs entre eux pour éviter (entre autre) que ce problème ne mette en péril sa future progéniture, une telle masse d’œuf rend cette technique presque inutile et le résultat sera médiocre. Pour bien faire, une poule ne devrait pas couver plus de 10 à 12 œufs pour les races naines et pas plus de 14 à 16 œufs pour les grandes races.

 

Pour réduire le nombre d’œufs que va couver une poule, plusieurs solutions s’offrent à vous :

  • récupérer et manger les œufs en excès avant que la poule ne commence à couver.
  • récupérer et vendre comme « œufs à couver » les œufs en trop.
  • récupérer et mettre à couver ces œufs en trop avec une autre méthode (adoption ou artificielle).

 

En règle générale et mis à part ce problème récurrent de nombre d’œufs, ainsi que celui de la NON volonté de couver de Mme la poule, cette technique offre de nombreux avantages, notamment celui de voir la nature à l’œuvre.

L’incubation par adoption :

Lorsque vous avez une volaille qui pond mais qui ne souhaite pas couver ses œufs, ou lorsque vous avez une volaille qui pond plus d’œufs que ce qu’elle peut couver, vous aurez peut-être recours à l’incubation par adoption.

methode d'incubation par adoptionCette technique consiste à prendre les œufs d’une volaille et à les mettre à couver à une autre. Parfois, la mère adoptive n’est même pas de la même espèce que la mère biologique. Par exemple, une poule peut couver des œufs de canard. Mais il est important que le temps d’incubation de l’espèce d’origine ne soit pas trop différent de celui de l’espèce d’adoption. En règle générale, cette différence ne doit pas dépasser 25 à 33%, sinon les abandons de couver pas encore éclos ou le manque de nourriture des petits nés trop tôt pour l’espèce d’adoption va mener la réussite de l’incubation à la catastrophe.

 

Cette technique reste très délicate à mettre en œuvre pour avoir de bons résultats. Seuls les éleveurs expérimentés arrivent à avoir de bons résultats avec cette méthode. Il faut avoir une mère d’adoption au même stade de reproduction que l’espèce d’origine, sinon c’est peine perdue.

Cependant elle est plus facile et plus efficace lorsqu’elle est mise en place sur des animaux de même espèces. Par exemple, pigeon x pigeon, poule x poule ou même canard x canard. Beaucoup d’éleveurs de pigeon utilisent cette méthode lorsqu’une race est connue pour ne pas être de bons parents. Car contrairement aux poules, canards et autres, les pigeonneaux doivent être nourris par leurs parents toutes les deux heures durant les premiers jours de vie, puis le rythme de gavage ralentit mais reste présent pendant plus de 30 jours. C’est la raison pour laquelle l’élevage artificiel n’est quasiment jamais utilisé chez les éleveurs de pigeons.

L’incubation artificielle :

C’est certainement une des techniques les plus utilisées par les éleveurs de volailles. L’incubation artificielle permet, entre autre, d’augmenter les rendements (car les poules ne s’arrêtent pas de pondre pour couver), de maitriser et de contrôler les différentes phases de l’incubation, et d’observer la nature de plus près. Mais cette technique reste très complexe et aléatoire, les résultats se suivent mais ne se ressemblent pas souvent.

Premier paramètre clé, la température.

méthode d'incubation artificielleCette dernière doit se rapprocher le plus possible de la température d’incubation d’une poule soit 37,5°C (ou 99,5°F) en moyenne. Le plus dur reste l’homogénéité de la température au sein de la couveuse. Bon nombre des couveuses du commerce ne parviennent pas à faire ceci de manière correcte et optimale. Car même si l’affichage digital ou autre indique "37,5°C", ce n’est pas pour autant que l’œuf est à cette température. La plupart du temps, les échecs d’incubation artificielle sont dus à une mauvaise température !

Les petites couveuses du commerce chauffent, généralement, trop par rapport aux températures affichées. Le faible volume et les puissants ventilateurs de ces couveuses créent des variations de températures trop importantes et trop fréquentes pour une bonne incubation. C’est pour cela que les couveuses de volume plus important sont à préférer aux petites couveuses. Avec une température légèrement trop haute les poussins risquent de naître avant terme (17ème et 18ème jours), avec la poche de jaune encore apparente, avec les membres malformés… Dans 90% des cas, ces poussins ne passent pas le cap des 7 jours, d’où l’importance de la température lors de l’incubation. Les couveuses plus grosses (même si vous ne la remplissez pas à 100%) offrent l’avantage d’avoir un volume de chauffe bien plus important et donc bien plus stable et homogène car les ventilateurs ne sont pas "surdimensionnés" contrairement aux petit modèles de couveuses.

Le positionnement des œufs et la fréquence,

ainsi que la manière de retournement de ces derniers est également très importante pour la réussite d’une incubation.

De très nombreux modèles de couveuse proposent un mode de positionnement des œufs dit, en "épi". Ce mode de positionnement d’œuf, ainsi que le vertical, n’est pas un bon moyen de les positionner. Ce n’est absolument pas naturel et cela entrave, dans certain cas, le bon déroulement du développement de l’embryon. Il faut préférer le positionnement horizontal (couché à plat). C’est comme ça que la majorité des oiseaux (poule compris) couvent leurs œufs dans le monde. Les chalazes qui maintiennent le "jaune" de l’œuf au centre de ce dernier, sont prévues pour que l’œuf soit à plat. Leurs positionnements rendent presque impossible ce maintient lorsque l’œuf est à la verticale… La manière de retournement des œufs est également très important. Ce dernier ne doit pas être trop brusque et trop fréquent. Beaucoup de modèle de couveuse proposent des retournements par basculement d’un berceau. Généralement ces retournements sont assez importants (180° d’angle par retournement) et rapides, voire même brusques sur le départ et la fin de la rotation.

Encore une fois, ce mode de retournement n’est pas naturel et provoque assez souvent la "liquéfaction" de l’embryon et donc l’échec de l’incubation.

La méthode la plus naturelle et la plus efficace de retourner des œufs en incubation reste le tapis tournant… Les œufs sont placés horizontalement sur un tapis qui tourne toute les heures. Cette rotation est extrêmement douce, naturelle et apporte les meilleurs résultats.

Pour conclure et en règle générale, plus on se rapproche de la nature et des méthodes naturelles pour faire incuber ses œufs, meilleurs sont les taux de réussite…

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